Une raison de plus de refuser Vista

Changer de PC (ou tout un parc de PC), parce que chez Microsoft on aime autant l’inflation de Gigabits que de Gigahertz, déjà ça me dérange, car :

  1. ça coûte de l’argent pour rien (gâchi de ressource),
  2. ça coûte de l’énergie (fabrication et consomation) ,
  3. c’est intellectuellement navrant de devoir doubler la RAM à chaque version,
  4. ça prend du temps d’appréhender un nouvel OS.

Non seulement, chaque version de Windows est « dite » plus puissante parcequ’elle impose une nouvelle machine plus puissante, en plus à chaque nouvelle version, introduit de nouvelles limitations, juridiques celles-ci.

Voici donc une nouvelle raison de résister à l’implantation de Vista : la licence (EULA pour End User Licence Agreement). Scott Granneman a pris de temps de lire la passionnante EULA de Vista et fait ressortir quelques points qui devraient faire réfléchir les responsables informatiques et DSI en tout genre. Slashdot en parle aussi :

  1. On peut faire des tests de performance (benchmark) de .NET, mais pour publier les résultats, il faut que Microsoft soit d’accord, ou plus exactement respecter des règles qui peuvent évoluer au fil du temps.
    Merci Microsoft, rien qu’a lire cela, on comprend qu’il est inutile de faire des tests: le produit est faible, il ne se sent pas à la hauteur des concurents a moins d’aller bidouiller des paramètres cachés aux utilisateurs lambda.
    Mais qu’est-ce que c’est que ça ? ? ?
  2. Amateur de virtalisation, passe à la caisse: les 2 versions de base de Vista sont interdites de machine virtuelle.
    Heu, c’est l’avenir la virtualisation… Vista et l’avenir ne sont pas copains on dirait.
  3. Amateur de virtualisation, même après être passé à la caisse, tu ne dois pas utiliser de technologie DRM de Microsoft dans une machine virtuelle.
    Comme les DRM sont partout, c’est réglé.
  4. Ami client, tu DOIS nous faire confiance: si Microsoft considère que tu ne dois pas écouter ce disque, ou qu’un logiciel est dangereux, tu DOIS nous croire. Tu autorise Windows à supprimer pour toi ce qui peut te nuire.
    Et si, par suite d’une erreur, Defender se met à supprimer OpenOffice ou Firefox, tu n’aura rien à dire, ça ne sera pas un abus, juste une erreur de plus… mouais.
    Et si Defender trouve que le pilote d’imprimante de 1500 utilisateurs a une faille et qu’il faut le virer, alors que pour une bonne raison le Responsable a décider de conserver cette version, il fait quoi Vista ? Il flanque la panique ?
    Par-contre, on se doute bien qu’il ne va pas désactiver Internet Explorer lorsqu’il restera 6 mois ou un an avec une faille non corrigée.
    Ce mécanisme est nuisible.

Si vous êtes comme moi Responsable Informatique ou DSI, réfléchissez-bien: Vista va coûter (en temps et en argent), et promet d’en donner encore moins qu’avant. La balance du retour sur investissement penche clairement en sa défaveur. En fait, la seule raison qui va faire son adoption est toujours la même: fin de support des versions précédentes et surtout disparition du catalogue des machines neuves. Belle performance !
Pour ma part, j’entame ma 3ème semaine de travail sans Windows, sans double-boot, en 100% linux, et je ne m’en lasse pas.

François, qui préfère le Gnou à la longue corne.

Publié dans Microsoft, Vista. 3 Comments »

3 Réponses to “Une raison de plus de refuser Vista”

  1. Mumilab Says:

    Serons-nous obligés d’utiliser le restrictif vista ou pourrons-nous rester sur XP ? Vista a une interface attrative, mais de nombreux effets autobloquants, je préfère rester sur XP.

  2. e-sian Says:

    Pour ma part, j’utilise Linux (distribution Gentoo) depuis plusieurs années et je lui trouve beaucoup d’avantages. Moi aussi je ne m’en lasse pas.

    Alors que les différentes version de Windows se sont succédées, J’ai toujours le « même » linux. Je le mets simplement à jour régulièrement sans surcoût (excepté un peu de temps). C’est mon approche de l’amélioration continue (déformation professionnelle). Je n’ai pas eu à changer de matériel pour essayé les nouveaux bureaux 3D, etc. Et linux me permet de choisir les programmes que je désire !

    Ma femme utilise linux aussi en tant qu’utilisatrice et trouve l’interface XFCE simple et conviviale. Les mises à jour étaient transparente pour elle.

    Dommage que les entreprises ne s’y mettent pas encore en masse…

    • Basile Says:

      en 1994, j’installais ma première slockware, il fallait beaucoup de volonté. mais cela fonctionnait pas mal. En 2009, j’installe le dernière ubuntu. Le produit est devenu un produit grand public avec une reconnaissance materiel hors du commun. Il n’y a pas à hésiter le produit est un peu moins beau qu’un Mac OS, mais fonctionnellement est toujours aussi valable que les premières moutures d’il y a 15 ans.

      que dire de plus, les entreprises installent énormément d’application en pseudo-client serveur, pourquoi si peu de directeurs informatiques franchissent le pas.

      Il est fort probable qu il soit possible de conserver le même parc bureautique pendant plus de 5 ans lorsque la solution choisie est hors Windows,…


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