Pas mal de bruit ces temps ci au sujet d’un article consacré à l’impact dans Windows Vista de l’implémentation de mécanisme de protection de contenu (HDCP).
Ceci concerne en particulier la lecture de contenus HD (hd-dvd, bleu-ray, sacd et trucs de ce genre présents ou à venir).
Pour ma part, je pense que ces produits sont inutiles: un dvd actuel, correctement reproduit, même avec des connexions analogiques, est d’une qualité largement suffisante.
Beaucoup de gogos dépensent des fortunes pour un écran HD, pour finalement lire des divx mal encodés de qualité cradoc. Je vous assure qu’un bon dvd, bien lu, et bien affiché est déjà une expérience très plaisante dont bien peu bénéficient.
Le vrai besoin pour la HD vient uniquement des producteurs de contenus. Pour eux, tant qu’il y a de l’analogique, un utilisateur peut le capturer pour le reproduire, d’où la migration forcée qui s’annonce (ou la tentative) pour avoir une chaine numérique de bout en bout leur permettant de chiffrer toutes les données avec HDCP. Ce qu’explique l’article, c’est que ces protections ont un impact non négligeable sur les performances. De plus, la dangerosité de la possibilité pour l’éditeur de révoquer des certicats pour les pilotes graphiques ou audio est mise en évidence: on ne sais qui peut décider que les pilotes machin de telles versions peuvent, chez tous les utilisateurs, être interdits de HD, et passer en mode dégradé, ou même cesser de fonctionner.
Certains crient au catastrophisme et déclarent que le risque de voir un système pénalisé à cause de la révocation d’un certificat de pilote est minime.
A ceux là, je voudrait rappeler un épisode déjà vieux de quelques mois, mais pourtant riche d’enseignements sous ce rapport:
Le 27 juillet 2005, subitement, de nombreux serveurs sous windows qui utilisaient un onduleur APC et le logiciels PowerChute ont été paralysés (cpu à 100%).
La cause: les logiciels (sous java) étaient “sécurisés” avec une signature numérique qui avait une date d’expiration.
Après cette date, non seulement le logiciels ne fonctionnait plus, mais en plus un bug entrainait le blocage du serveur. Un comble pour un logiciel destiner à assurer un fonctionnement continu !
Dans ce cas, la révocation n’était pas due à une demande de l’éditeur, mais juste à une expiration. C’est juste révélateur de la réalité des dégâts possibles. Dans mon cas, un serveur de production a cesser de fonctionner, et des échanges EDI ont été paralysés.
Donc, oui, les DRM sont une plaie qu’il est encore temps de refuser : le pouvoir du portefeuille existe.
Si les clients n’achêtent pas de contenu DRMisé, la loi du marché imposera l’abandon des DRM. C’est déjà en marche avec la musique en ligne.
François, qui a encore un peu de mémoire.